Les droits de la personne en action! est la nouvelle collection d’ateliers d’éducation aux droits de la Ligue des droits et libertés, section de Québec. En faisant la promotion d’une culture des droits de la personne, ces ateliers favorisent la pensée critique et participent à la construction d’une vision du monde axée sur la justice, l’égalité et la responsabilité. Notre objectif ne sera pas de convaincre, nous nous contenterons seulement de faire réfléchir, de poser des questions et d’allumer quelques lanternes.

Chaque atelier est dispensé par une équipe de deux animateurs ou animatrices dynamiques provenant du milieu universitaire.

Nos ateliers vulgarisent des concepts juridiques et ont été développés selon les besoins et caractéristiques propres à différents publics, mais sont certainement modulables en fonction de vos besoins particuliers.

LES ATELIERS OFFERTS:


  • LES DROITS DE LA PERSONNE

«Des acquis à protéger, des luttes à continuer»


L’atelier permet de réaliser l’impact quotidien des droits de la personne dans notre vie, ainsi que l’importance des luttes passées et à venir dans l’acquisition et la protection de ces droits. Il permet de démystifier et de vulgariser le vocabulaire propre aux droits de la personne, de même que leur portée.

Plus spécifiquement, le participant.e pourra :

  1. Connaître la Charte des droits et libertés de la personne et ses protections;
  2. Identifier certains droits fondamentaux et les recours applicables;
  3. Être sensibilisé aux acquis obtenus suite aux luttes sociales;
  4. Reconnaître des manifestations discrimination.

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  • LE DROIT À L’ÉGALITÉ 

«Peut-on être raciste ou sexiste sans le savoir?»


Le racisme ou le sexisme ne sont pas nécessairement la manifestation d’intentions malveillantes, mais plutôt un système de préjugés et de stéréotypes qui exclut certaines personnes. En raison des valeurs et des comportements avec lesquels nous sommes mis en contact depuis notre jeune âge; en raison des stéréotypes et préjugés véhiculés par la société et notre environnement médiatique, toute personne est susceptible de développer des « biais implicites » qui auront une influence dans ses interactions avec les autres. Ces biais ne sont pas nécessairement reliés à des attitudes exprimées ouvertement ou même consciemment. Par exemple, une personne peut ne pas se dire raciste ou sexiste et tout de même manifester de tels comportements. Ceux-ci affectent inconsciemment les émotions et les actions dans un ensemble de sphères importantes de la société, ce qui entrave la réussite des personnes visées.

Par l’entremise d’activités interactives, l’atelier permet de prendre conscience des causes de la discrimination systémique et propose de réfléchir collectivement aux questions du racisme et du sexisme.

Plus spécifiquement, le participant.e pourra :

  1. Définir la notion d’égalité réelle;
  2. Expliquer son rôle et son importance dans le maintien d’une société tolérante et inclusive;
  3. Identifier les privilèges qui contribuent à perpétuer les situations de discrimination;
  4. Discuter de l’impact des acquis culturels, des idées reçues et des gestes quotidiens sur l’exacerbation de ces situations;
  5. Identifier les situations de racisme et de sexisme systémiques qui se manifestent actuellement dans la société québécoise.

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  • LA JUSTICE PÉNALE

«Un processus à mieux comprendre»


Dans un contexte où le tissu social tend à s’effriter, plusieurs groupes de personnes sont à risque de se trouver dans une situation de judiciarisation. Les personnes marginalisées qui sont judiciarisées subissent le processus pénal sans toujours bien comprendre leur propre situation. Elles se sentent souvent submergées et ont l’impression de ne plus avoir aucun pouvoir sur leur vie. Pour y remédier, il est important de leur permettre d’avoir une compréhension générale du processus.

Cet atelier vise à introduire les personnes marginalisées aux droits et libertés de la personne, ainsi qu’à leur fournir des informations pratiques sur le processus pénal au sein duquel elles sont ou risquent d’être impliquées. Les participant.e.s seront invité.e.s à discuter sur des questions plus globales, comme les notions de profilage et de discrimination.

Plus spécifiquement, le participant.e pourra :

  1. Distinguer les principales étapes du processus pénal;
  2. Nommer ses droits en cas d’arrestation;
  3. Faire la différence entre atteinte à la dignité et responsabilité individuelle;
  4. Identifier les manifestations du profilage dans des situations concrètes;
  5. Identifier les ressources qui peuvent lui venir en aide.

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  • LE DROIT À LA SANTÉ

«Une responsabilité individuelle ou collective?»


Les droits humains ne sont pas souvent un sujet de préoccupation lorsqu’on s’intéresse à la santé. Pourtant, l’Organisation mondiale de la santé reconnaît, dans sa charte, l’importance des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) afin que chacun puisse atteindre « le meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre ».

La santé des populations est influencée par une multitude de déterminants sociaux qui comprennent, entre autres, le revenu et le statut social, l’instruction, l’emploi et les conditions de travail. Ces déterminants sont intimement liés à la jouissance des DESC. Ils sont, en quelque sorte, la traduction des concepts juridiques propres aux DESC dans le domaine de la santé. Ainsi, il est possible d’affirmer que les violations des DESC par l’État sont susceptibles d’avoir un impact négatif sur la santé des populations.

Cet atelier propose aux étudiant.e.s des domaines de la santé et des services sociaux une réflexion sur l’importance des droits pour la santé des populations et sur la responsabilité sociale que cela représente. L’approche préconisée vise à mettre en valeur la contribution des intervenant.e.s sur le terrain. En effet, ceux-ci et celles-ci ne sont pas que de simples fournisseurs de services. Professionnellement et personnellement, ils et elles occupent une fonction active permettant la mise en œuvre des droits humains.

Plus spécifiquement, le participant.e pourra :

  1. Prendre connaissance de l’existence des DESC et prendre conscience de l’importance de ces droits comme déterminants sociaux de la santé;
  2. Réfléchir sur son rôle dans la chaîne d’acteurs et d’institutions responsables de la réalisation du droit à la santé de la population;
  3. Identifier des moyens d’actions individuels et collectifs qui permettent d’influencer les décisions politiques et qui ont un effet sur la réalisation du droit à la santé.

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  • DROIT À LA VIE PRIVÉE

«Comment se protéger à l’ère numérique ?»


La prolifération des technologies numériques n’est pas sans heurt pour les droits de la personne. L’utilisation d’Internet doit se faire en tenant compte d’enjeux divers relatifs, notamment, au droit à la vie privée et au droit à l’image. Malgré de nombreuses limites, les internautes ont certains moyens qui leur permettent de consentir ou non à l’utilisation de leurs renseignements personnels et ont, dans une certaine mesure, la possibilité d’exercer ce consentement librement. Il importe, à ce titre de connaître la portée des droits individuels et les outils qui permettent de contrôler sa vie privée et la diffusion de ses renseignements personnels.

Le partage d’informations, d’opinions ou d’images par le biais des outils numériques peut avoir des effets positifs… ou négatifs sur la vie privée d’une personne. Sans faire la leçon aux participant.e.s, cet atelier sensibilise aux réalités du Web de façon à ce que les utilisateurs se responsabilisent et adoptent une conduite sécuritaire et respectueuse.

Plus spécifiquement, le participant.e pourra :

  1. Identifier les éléments qu’une personne peut contrôler lors de l’utilisation des médias sociaux afin de protéger sa vie privée;
  2. Prendre conscience de la réglementation existante relativement à la protection du droit à la vie privée et du droit à l’image dans l’usage des médias sociaux.

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  • DROIT DU TRAVAIL

«Comprendre la loi, un essentiel pour faire respecter ses droits»


Le rapport entre un employeur et son employé est en soi inégal. L’employé exécute une tâche et investit temps et énergie, au bénéfice d’un employeur qui le rémunère en retour. Afin de remédier à cette inégalité et de rétablir l’équilibre entre les deux parties, le monde du travail s’est doté d’un ensemble de règles destinées à régir et faciliter les rapports entre employé.e.s et employeurs.

Plusieurs textes législatifs encadrent ces rapports, qu’ils s’agissent de la Charte des droits et libertés de la personne, du Code du travail, de la Loi sur les normes du travail ou du Code civil du Québec, pour n’en nommer que quelques-uns. On peut voir dans cette législation le reflet d’un modèle social fondé sur l’égalité.

L’atelier répond aux questions pratiques que se posent les travailleurs non syndiqués ou à statut précaire. On y présente les principales protections de la Loi sur les normes du travail concernant l’embauche, le salaire minimum, la durée des pauses et les congés, ainsi que les protections contre la discrimination dans l’emploi.

Plus spécifiquement, le participant.e pourra :

  1. Identifier des manifestations de discrimination en embauche;
  2. Obtenir de l’information pour faire respecter ses droits dans le cadre de son emploi;
  3. Connaître les obligations qui régissent les relations employeurs/employés.

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N’hésitez pas à nous contacter au 418 522-4506.
Nous serons heureux de discuter avec vous de notre offre d’animation.

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