Sessions d’automne 2015 et d’hiver 2016

La Ligue des droits et libertés – section de Québec était mon premier choix lorsque nous devions sélectionner le milieu où nous allions réaliser notre premier stage. Les problématiques sur lesquelles l’organisme travaillait m’interpellaient grandement, à tel point que j’avais pris l’initiative d’aller rencontrer le coordonnateur pour obtenir de plus amples informations, et ce, avant même d’avoir pu choisir officiellement ce milieu ! Mon expérience fut tellement enrichissante qu’il m’était inconcevable de choisir un autre milieu que la Ligue pour mon second stage (à l’époque, les deux stages pouvaient être réalisés dans des lieux différents). Plusieurs éléments ont fait en sorte que ces deux stages m’aient été autant formateurs et bénéfiques.

D’abord, en étant stagiaire à la Ligue, j’ai eu l’occasion d’expérimenter concrètement l’ensemble du processus d’intervention en organisation communautaire, notamment à travers ses différentes phases (préparation, réalisation, évaluation). Par exemple, une de mes réalisations fut l’organisation et l’animation d’une journée d’échange sur le profilage social et la judiciarisation des personnes marginalisées. Pour arriver à cette fin, il m’a fallu continuer l’analyse de la problématique, élaborer un plan d’action, mobiliser différents acteurs issus de milieux divers, rédiger un bilan de la journée, etc. Après avoir complété l’ensemble des démarches qui ont permis à cet évènement d’être un succès, j’ai réellement senti que j’avais acquis les habiletés et les compétences nécessaires à ma pratique future de l’organisation communautaire.

De plus, j’ai pu bénéficier d’une grande autonomie professionnelle dans le cadre de mes deux stages. En effet, j’ai toujours eu l’opportunité de prendre des initiatives de toutes sortes et mes opinions ont constamment été considérées avec sérieux dans la planification des différents projets. Au début, cela m’a même confronté d’avoir autant de libertés dans mes actions, mais au fil des semaines, j’ai fini par développer mon sens de l’autonomie de manière significative. Du coup, j’ai acquis des réflexes forts utiles qui me permettent d’être véritablement proactif lorsque je travaille sur un projet.

Par ailleurs, en étant présent à la Ligue pendant près d’un an, j’ai pu approfondir ma connaissance du milieu communautaire et de ses différentes réalités. C’est en visitant différents organismes communautaires, en participant à plusieurs de leurs activités et en m’impliquant dans des comités, et ce, dans le cadre de mes stages, que j’ai pu profiter de cet approfondissement. J’ai également eu l’occasion de créer des liens avec des personnes issues de ce milieu, élargissant ainsi mon réseau professionnel et social. Je me suis aussi familiarisé avec tout ce qui concerne la vie associative d’un organisme communautaire, notamment en participant à des rencontres de conseil d’administration et à des assemblées générales. Honnêtement, je fus surpris de constater à quel point le milieu communautaire peut être stimulant, créatif et engagé !

Finalement, mes deux stages à la Ligue m’ont permis de travailler sur des problématiques importantes tels que l’emprisonnement pour non-paiement d’amende et la judiciarisation des personnes marginalisées. Ainsi, j’ai véritablement senti que je pouvais participer à l’amélioration des conditions de vie des gens, c’est d’ailleurs pourquoi je me suis donné à fond tout au long de mon implication. De ce fait, je ne peux que recommander la Ligue des droits et libertés – section de Québec à quiconque souhaitant réaliser un stage de qualité en organisation communautaire en plus de contribuer au changement social!

Maxime Couillard, juin 2016

Maxime Couillard avec sa superviseure de stage Nancy Couture